Accrochées

Ciseaux prédateurs

60 x 80 cm
Encres colorées sur papier gaufré,
Tableau marouflé sur isorel
Signé et daté au dos

Ciseaux prédateurs

Paysage de l’âme dans lequel des lignes de tension sillonnent l’espace, d’autres relâchées, claquent tel des fouets, dans les passages colorées et chauds. L’empreinte des maillages aux tressages variés, labourent « en pleine chair » la surface en creux et en pleins. Ils émergent comme soulevés par la nébulosité du papier mis à nu. Les ciseaux moulés indiquent la présence contre-nature de l’homme…

« Pour réussir les nuages, le secret réside dans le pinceau-encre. Il faut manier le pinceau de façon extrêmement légère et rapide. Il faut que les effets de l’encre soient variés, tantôt secs, tantôt mouillés. L’encre est mouillante pour suggérer « le poids » des nuages lequel s’efface peu à peu sans laisser de traces. L’encre est « flottante » pour montrer « la tête » des nuages qui semble à la fois avaler et cracher. Que les traits tracés soient capables d’épouser toutes les formes de nuages, ceux qui s’arrêtent au-dessus d’une vallée comme pour l’aspirer, de ceux qui voguent vers le pic lointain comme pour l’embrasser »

Tan Taig Maitre chinois de la peinture à l’encre de chine. François Cheng, « Souffle-Esprit », Paris, seuil, 1989, p.121 122