Accrochées

Le remonte temps

Le remonte temps

50 x 50 cm
Encres colorées et pastels sur papier gaufré,
Intégration de toile
Tableau marouflé sur isorel
Signé et daté au dos
« Ce vent qui nous a donné notre premier souffle et qui recueillera notre dernier soupir. » Maurice Roche , « Maladie, Mélodie ».
Parlant des souffles, nous sentons à quel point il existe non seulement un mimétisme entre le tempérament changeant, fécond , fertilisant et parfois menaçant du vent et l’être humain, d’où sa personnification dès l’antiquité, sous les traits du dieu Eole.
Après qu’Ulysse s’est reposé un mois auprès d’Éole, celui-ci lui fait présent pour son départ d’un sac dans lequel « il coud toutes les aires des vents impétueux, car le fils de Cronos (Zeus) l’en a fait régisseur : à son plaisir, il les excite ou les apaise »
– Le vent passe, travaille, propulse et agite toutes choses. Mais aussi il use les êtres, les choses et l’environnement. Est-il le Temps ? En tout cas il est annonciateur de changements météorologiques. L’empreinte de la clef d’horloge ou « clef papillon » capable de remonter les poids d’horloges, ressemble à une graine d’érable, qui virevolte fragile et éphémère.

« L’air libre serait donc le substrat matériel de la contrée et le milieu à travers et dans lequel tout peut apparaître» Luce Irigaray « L’oubli de l’air chez Martin Heidderger. »