Accrochées

Un ange passe

60 x 80 cm
Encres colorées sur papier moulé et gaufré,
Tableau marouflé sur isorel
Signé et daté au dos

Un ange passe

Chut! Il passe… Respiration de l’espace, dans ce monde chaotique, accéléré par la juxtaposition en triptyque comme autant d’imbrications de l’agitation d’instants, de moments, de pensés, partagés, de vécus … Tableaux dans le tableau, il y a une recherche volontaire de mise en abîme par l’accélération des espace-temps.

Ce cachet circulaire, seule pièce maitresse en relief du tableau, est un arrêt sur image. Blanc et pur, sacré en somme, il laisse émerger un visage des plis. Le silence est -il suspendu, papillonne-t-il ? Vide sonore , il en correspondance aux vides non peints alentours. Appel d’air régénérateur, il est aussi lieu ressource de possibles,
d’interrogations, il souligne, en contre-point l’intensité de ce qui va arriver, être dit ou joué. Nombril, centre de gravité, il est l’amorce annonciatrice et opérante du futur qui retient son souffle avant de s’épancher. Il est comme une bulle de non-pensée ou d’une réflexion en maturation ou retenue dans la boite crânienne.

L’air capté acquiert de façon curieuse une nature supérieure. Il semble être une ponction « d’Ailleurs » réinséré dans « l’Ici Présent ».
« Le cercle n’a point de terme, mais il entoure un espace égal, joignant toujours le principe de la fin ; il imite l’éternité divine, perpétuelle, indissoluble, infinie. » Marino, cité par

Hélène Tuzet, « Le Cosmos et l’Imagination », Paris, librairie José Corti, 1965, p40.