Tableaux agités

Éclats, variation 2

  Éclat- Ht100 x L 82 x P 3,5 cm, signé et daté au dos le 28- 02- 2026- Encres colorées, pigments, papiers de soie sur carton ondulé. Ensemble marouflé sur support en carton alvéolé
Disponible

« Éclats 2 »- Encres colorées, pigments, papiers de soie sur carton ondulé. Ensemble marouflé sur support en carton alvéolé. Ht100 x L 82 x P 3,5 cm, signé et daté au dos le 28- 02- 2026.
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Dans le tableau relief Éclats 2, j’ai abordé avec force l’idée de la déstructuration. Même si je propose encore des survols, je m’éloigne du vaporeux céleste de mes dernières créations.  La surface est composée de pièces de carton déchirées. Elles dessinent des zones : Les couleurs chaudes sont réparties en bordure du cadre. Ces « plateformes » lumineuses, qui sont le recto du carton,  se mélangent avec les cartons ondulés bleus, qui les intègre progressivement dans une composition en « X ».

La dynamique du relief accroche le regard.

La pensée de « la nuit étoilée » de Vincent Van Gogh » me hante. Pas encore de spirales mais des passages qui engloutissent ou font émerger d’autres brisures. Les formes aléatoires des morceaux de carton, n’ont pas les angles saillants des éclats de verre. Parfois arrondis, ils sont disséminés comme les pièces d’un puzzle impossible à reconstituer.  La variation de leurs tailles, amplifie l’impression de mouvement, de déferlement…

Le choix du carton, sa matérialité, rappel l’empâtement de la touche picturale, comme un divisionnisme revu à la loupe. Les rainures répétées et régulières de son ondulation, évoquent les traces des poils du pinceau qui modèle la pâte picturale. Les hachures désordonnées, dessinent des effets rythmiques qui rappellent des débris de cannelures des colonnes grecques.

La couleur donne tout son sens : à l’état brut, le carton est sépia et terreux. Je le transforme en y apposant des rouges et des bleus qui lui confèrent une force symbolique. Le papier de soie coloré qui est collé à la surface, le métamorphose. Les arêtes sont rehaussées de pastels secs. La face recto du carton, lisse et peinte, s’oppose aux ondulations du carton. Elles sont marquées d’impressions de motifs usées. Ces dernières semblent aspirées par les écoulements azurés.

Ce tableau traduit-t-il une peur bleue ? Répond-il à ce monde qui est devenu si instable et versatile ?  Les crises environnementales, politiques et sociétaux influencent-t-ils la climatologie interne de l’artiste ? Comme je le soulignais, notre sensibilité interne vibre comme un filtre météorologique. Le bleu associé à « La peur », conjugué à une matière fracturée, renvoi à d’un monde qui se fragmente.  Les médias nous donnent à voir des immeubles éventrés, des dalles enchevêtrées, disloquées… Le Proche Orient s’enflamme en ce début du mois de Mars 2026…

Van Gogh écrit au peintre Émile Bernard « Mais quand donc ferai-je le Ciel étoilé, ce tableau qui, toujours, me préoccupe »

Le tableau peut être acquis, suivez le guide Mon é-Shop- Coups de cœur