Démarche

Le fil rouge :

Le mouvement, la couleur, l’air sont les principaux médiums de mes tableaux en bas-reliefs et de mes sculptures. Des correspondances se tissent entre ces deux expressions par des choix techniques et symboliques révélés ci-dessous.

Les grillages, toiles effilochés, cellulose, cordes, reliquats et fibres végétales animent les sculptures. Ces éléments s’impriment aussi dans la chair du papier des tableaux en bas-reliefs pour le gaufrer. Ils rythment les surfaces et se jouent des vides non peints.

Traduire le mouvement de l’air en couleur :

La déformation des maillages les jets d’encre vifs projetés de rouges, violets, pourpres… s’entremêlent, étirés par les poils des pinceaux sur les reliefs et les creux de la surface du papier. Tout comme dans la sculptures, les mailles triturées et les chevelures des fibres naturelles de sisal, de chanvre teintés expriment la vivacité folle des flux et des courants et investissent l’espace comme des coups de pinceau.

La mise à l’épreuve du manufacturé :

Abstraits et expressifs, tableaux texturés et les sculptures sont hybridés par des prélèvements de notre réalité sensible: grillages, toiles, objets usuels sont intégrés aux compositions.

Ces incrustations réalistes ou les prises d’empreintes de ces éléments reconnaissables et familiers font alors « sens »: contre-poids aux mobilités, ils stabilisent le chaos chromatique. Ces choses incarnées dans l’œuvre interpellent par leur intrusion : ils évoquent les traces de l’Homme.

Ne sont-elles pas les témoins silencieux, mémoires, archétypes d’humanité, au sein d’une nature agitée, ou au sein de sa propre nature ?

Une œuvre allégorique :

Les objets usinés, comme formes exogènes, émergent de ces membranes naturelles. Ces peaux sensibles réagissent aux souffles et courants insufflés par les flux colorés . De la même manière les fibres se jouent des vides dans la sculpture comme des non -peints des tableaux.

Peintures texturées et sculptures sont symbolisées par le roseau flexible, qui ploie, souffre mais résiste quand même aux souffles ou à la furie des tempêtes. D’équilibre précaire pour les sculptures, ou d’aspect fragiles pour les tableaux, ces œuvres racontent la vulnérabilité des êtres, des choses, de l’environnement… Elles captent la fibre sensible du cœur et explore l’esprit, cherchant en nous des pistes de pacification. Elles prennent le pouls de notre capacité à faire corps et à repenser notre façon d’habiter le monde.

Mes rencontres, mes inspirations :

Mon attention s’arrête sur les peintres  “coloristes” aux couleurs vibrantes, profondes et muries, j’en cite ici quelques uns, faisant offense aux “classiques” (J Bosch, Bruegel …) qui m’habitent, à ceux qui traversent mes pensées, toutes expressions confondues, des minimalistes aux artistes utilisant les nouvelles technologies. Ils m’émeuvent  et m’instruisent tous… Les peintre chinois et Japonais, Zao Wou-Ki,  Fabienne Verdier, Delacroix, Matis, Van Gogh, William Turner Pierre Lesieur, Jean Messagier

Les sculpteurs constructivistes m’inspirent particulièrement dans “l’électrocution” des matériaux D’un Étienne Martin  , la force de leur symbolisme comme Pierro Manzoni et le parti pris de l’élégance et de la transparence de Takis , Christo pour sa liberté et utilisation du drapé mobile ou tendu, Tinguely, Mirô, Picasso, Duchamp, Barry Flanagan pour ses sac de sable,