Sculptures turbulentes
#Me too

Mon expression artistique se nourri des influences de la culture occidentale pour réaliser des peintures et des sculptures allégoriques pour aborder des sujets contemporains. Le « corps-boite » de fibres de sisal, est réalisé à partir d’une prise d’empreinte à partir du buste classique en plâtre de Vénus, déesse de l’Amour, de la séduction, de la beauté féminine dans la mythologie romaine. Elle figure de la femme universelle. La peau – écorce est ajourée de trous béants et altérés. La matière végétale, ajourée de ces déchirures, tisse un lien sensuel à la nature féconde. L’œil curieux fouille le dedans du corps meurtri. Ils découvrent alors que les pics de métal qui la dardent, perforent aussi le noyau central : celui d’une pomme rouge, cœur de l’Amour physique et sentimental. Le buste légèrement fléchi, souffre sous les violences subies, évoquant le martyre d’un St Christophe.
« Le corps ou l’organisme entier lève une telle sculpture ou statue de peau tendue vibrante dans le son volumineux fermée, ouverte comme une caisse, piégeant ce qui la piège… Notre corps-boite tendu de cordes se voile d’un tympan global. Nous vivons dans les bruits et les appels, dans les ondes tout autant que dans les espaces, l’organisme s’érige, se creuse, spatial, large pli ou longue ganse, boîte semi-pleine, semi-vide qui lui fait écho » Michel Serres, « les cinq sens, philosophie des corps mêlés »
L’artiste ne s’inscrit pas toujours dans un monde le parallèle de l’esthétique ou d’une inatteignable contrée intellectuelle, il sait que l’art peut véhiculer des valeurs nobles. « Les courants de la société » ne me laissent pas imperméables, ils stimulent ma volonté de faire véhiculer une dénonciation par mon art.
Pierre Perret : « Femmes battues » https://www.youtube.com/watch?v=vSIbR8J84pA